Travel Management
Publié
9 juillet 26

Barème kilométrique 2026 : montants officiels, calcul et déduction fiscale

Thomas Peltier
Chargé de marketing et de communication

Le barème kilométrique 2026 est strictement identique à celui de l'année dernière : les montants n'ont pas été réévalués, pour la quatrième année consécutive. Publié le 9 avril 2026 par la Direction générale des finances publiques dans la brochure fiscale officielle, ce barème s'applique aux revenus perçus en 2025 et déclarés au printemps 2026. Concrètement, si vous utilisez votre véhicule personnel pour vos déplacements professionnels et que vous optez pour la déduction des frais réels, ce sont ces barèmes qui déterminent le montant que vous pouvez déduire de vos revenus imposables. Cet article vous présente les barèmes officiels de 2026, la méthode de calcul, des cas concrets et les points clés à surveiller pour votre déclaration d'impôts.

Pour les services financiers et travel managers des équipes d’employés itinérants, cette solution ne constitue qu’un élément d’un système plus large de gestion des déplacements et des notes de frais. Nous y reviendrons, mais si votre objectif premier est de professionnaliser la gestion de vos voyages d’affaires, vous pouvez demander dès maintenant une démonstration de Fairjungle.

Qu'est-ce que le barème kilométrique et à quoi sert-il en 2026 ?

Le barème kilométrique est une grille tarifaire établie chaque année par l'administration fiscale afin d'évaluer, selon un taux forfaitaire, le coût d'utilisation d'un véhicule personnel à des fins professionnelles. Il repose sur deux paramètres : la puissance administrative du véhicule, exprimée en chevaux fiscaux et indiquée dans la case P.6 du certificat d'immatriculation, et la distance parcourue à des fins professionnelles au cours de l'année. Le montant ainsi calculé couvre les frais d'exploitation essentiels : amortissement du véhicule, entretien et réparations, pneumatiques, carburant et primes d'assurance. Pour les véhicules électriques, les frais de location de batterie et de recharge sont assimilés à des frais de carburant et sont donc déjà inclus dans le barème.

L'intérêt du barème kilométrique 2026 réside dans sa simplicité : plutôt que de consigner et de justifier chaque dépense liée au véhicule, vous appliquez un taux à vos kilomètres professionnels et obtenez directement un montant déductible. Ce barème s'applique dans plusieurs cas de figure : les salariés qui optent pour le remboursement des frais réels plutôt que pour la déduction forfaitaire de 10 %, les employeurs qui remboursent les frais de déplacement de leur personnel dans la limite de l'exonération des cotisations sociales, les dirigeants de sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, ainsi que les travailleurs indépendants relevant du régime des bénéfices non commerciaux.

Barème kilométrique 2026 pour les voitures

Voici le barème kilométrique 2026 applicable aux véhicules à moteur thermique, hybrides et à hydrogène, pour la déclaration d'impôt sur le revenu de 2025. La lettre « d » correspond à la distance parcourue à des fins professionnelles au cours de l'année, en kilomètres.

Prenons un exemple concret. Un salarié parcourt 8 000 km à titre professionnel au cours de l’année avec une voiture de 6 hp. Il se situe dans la tranche comprise entre 5 001 et 20 000 km ; la formule est donc (8 000 × 0,374) + 1 457, soit 4 449 euros de frais réels déductibles. Autre cas : un véhicule de 5 hp utilisé sur plus de 4 000 km donne un simple produit, 4 000 × 0,636, soit 2 544 euros. À noter que les véhicules de plus de 7 hp sont considérés comme des véhicules de 7 hp pour le calcul : la puissance fiscale est plafonnée à cette tranche.

Barème de kilométrage 2026 pour les voitures électriques

Depuis 2021, les véhicules entièrement électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du montant calculé, une mesure destinée à encourager la mobilité électrique. Les hybrides rechargeables en sont exclus. Le tableau ci-dessous tient déjà compte de cette majoration de 20 % ; vous n'avez donc pas besoin de l'ajouter une deuxième fois.

Prenons l'exemple de Marie, une salariée qui parcourt 12 000 km avec une voiture électrique de 5 hp : selon le barème standard, la déduction s'élèverait à 5 679 euros, mais la majoration liée à l'électrique la porte à 6 815 euros. Pour un contribuable soumis à un taux d'imposition de 30 %, cette augmentation représente une économie d'impôt réelle d'environ 341 euros par an. Si votre entreprise s'engage dans une transition vers un parc automobile plus écologique, ces montants entrent en ligne de compte dans l'analyse des avantages et inconvénients de votre politique de déplacements professionnels.

Barème kilométrique 2026 pour les deux-roues

Les motos, c'est-à-dire les deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 50 cm³, disposent de leur propre barème kilométrique pour 2026, articulé autour de tranches différentes de celles applicables aux voitures.

Les cyclomoteurs, c'est-à-dire les deux-roues dont la cylindrée est inférieure ou égale à 50 cm³, relèvent d'un barème unique : d × 0,315 jusqu'à 3 000 km, (d × 0,079) + 711 de 3 001 à 6 000 km, et d × 0,198 au-delà de 6 000 km. Enfin, les trajets à vélo ne relèvent pas du barème kilométrique mais du dispositif de mobilité durable, avec une indemnité kilométrique de 0,25 euro par kilomètre, plafonnée à 200 euros par an dans le cadre des frais réels.

Comment calculer étape par étape vos frais de kilométrage pour 2026

Le calcul de vos frais kilométriques pour 2026 obéit à une logique simple. Commencez par déterminer la puissance fiscale de votre véhicule dans la case P.6 de votre certificat d’immatriculation. Comptez ensuite l’ensemble de vos kilomètres professionnels de l’année, c’est-à-dire les déplacements liés à des missions, des visites chez des clients, des réunions externes ou des formations, à l’exclusion des trajets strictement personnels. Repérez la tranche kilométrique correspondante, appliquez la formule indiquée dans le tableau, puis ajoutez la majoration de 20 % si le véhicule est électrique.

Ce barème couvre déjà l'entretien, l'usure, les pneus, l'assurance et le carburant, mais certains coûts sont ajoutés sur présentation de justificatifs : péages, frais de stationnement et, dans certains cas, intérêts d'emprunt liés à l'achat du véhicule, au prorata de son utilisation à des fins professionnelles. Pour les trajets domicile-travail, les autorités appliquent une limite de 40 kilomètres par trajet : au-delà, seuls 40 kilomètres sont pris en compte, sauf dans des circonstances spécifiques justifiées. Si vous préférez éviter tout calcul manuel, les autorités mettent à votre disposition un simulateur officiel de frais kilométriques directement sur impots.gouv.fr.

Dépenses réelles ou déduction de 10 % : comment choisir ?

L'option des frais réels, dont font partie les indemnités kilométriques, n'est intéressante que si le montant total de vos frais professionnels dépasse la déduction forfaitaire de 10 % appliquée automatiquement par l'administration. Pour les revenus de 2025 déclarés en 2026, cette déduction est comprise entre un minimum de 509 euros et un maximum de 14 555 euros par personne. La règle de décision est simple : comparez le montant de vos frais réels, y compris les indemnités kilométriques, à 10 % de votre salaire net imposable. Pour un salaire net imposable de 30 000 euros, la déduction s'élève à 3 000 euros ; vos frais réels doivent donc dépasser ce seuil pour que cette option soit intéressante.

Dans la pratique, les profils qui ont intérêt à opter pour le régime des frais réels sont les conducteurs parcourant de nombreux kilomètres, les propriétaires de véhicules électriques et les salariés à faibles revenus effectuant de longs trajets domicile-travail. À l’inverse, un salaire élevé associé à un trajet domicile-travail court rend généralement préférable la déduction forfaitaire. Ce choix est personnel : au sein d’un couple déclarant conjointement ses revenus, chaque conjoint décide individuellement. N'oubliez pas de conserver tous vos justificatifs, votre carnet de bord et vos relevés de kilométrage jusqu'à la fin du délai de recouvrement prévu par l'administration : pour les revenus de 2025, au moins jusqu'au 31 décembre 2029.

La véritable leçon à tirer de l'échelle de 2026 : une érosion silencieuse

Ce qui frappe dans le barème kilométrique de 2026, ce n’est pas un chiffre, mais une absence. Pour la quatrième année consécutive, les montants n’ont pas évolué, alors que la dernière réévaluation, de 5,4 %, remonte à 2023. Sur cette période, l’inflation cumulée avoisine les 8 %. En d’autres termes, chaque kilomètre professionnel que vous déclarez est désormais remboursé moins cher, en euros constants, qu’il y a trois ans. Pour les 2,5 millions de contribuables qui déclarent leurs frais réels, ainsi que pour les entreprises qui remboursent leurs salariés sur cette base, cette stabilité apparente masque une réelle perte de pouvoir d’achat.

C'est précisément là que la distinction entre l'indemnité kilométrique et la gestion globale des déplacements revêt une importance stratégique. Le barème kilométrique s'applique à l'utilisation d'un véhicule personnel, mais l'essentiel des voyages d'affaires modernes s'effectue en train, en avion et à l'hôtel, où s'appliquent des logiques de coûts et de remboursement différentes. Un service qui optimise ses déplacements ne se contente pas de suivre un barème : il centralise les réservations, applique une politique de voyage claire et automatise le remboursement des frais de déplacement professionnels. C'est là l'essence même de ce qu'offre une agence de voyages d'affaires nouvelle génération comme Fairjungle.

Intégration du barème kilométrique dans une politique de déplacement réglementée

Le barème kilométrique 2026 est un outil de conformité fiscale, mais il ne tient pas compte de la maîtrise budgétaire ni du confort des voyageurs. Une entreprise qui laisse chacun gérer seul ses indemnités s'expose à des saisies incohérentes, à des reçus manquants et à un contrôle impossible. En centralisant la gestion des déplacements sur une plateforme unique, vous bénéficiez d'une vue d'ensemble des coûts, d'un contrôle automatique de la conformité aux politiques internes et d'une simplification radicale des notes de frais, y compris des indemnités kilométriques.

Cette approche comporte également un aspect lié au devoir de diligence : savoir où se trouvent vos collaborateurs, quels moyens de transport ils utilisent et à quel coût réel relève autant de la sécurité que des finances. Si vous préparez une consultation pour structurer votre programme, notre guide sur l’appel d’offres pour une agence de voyages vous explique la marche à suivre. Et pour découvrir concrètement comment automatiser le suivi des frais de déplacement de vos équipes, le plus simple est de réserver une démonstration Fairjungle.

En résumé

Le barème kilométrique 2026 reprend à l’identique les montants en vigueur depuis 2023, pour les revenus de 2025 déclarés au printemps 2026. Il est calculé à partir de la puissance fiscale et du kilométrage professionnel, avec une majoration de 20 % pour les véhicules électriques, et n’est intéressant que si vos dépenses réelles dépassent la déduction de 10 % plafonnée à 14 555 euros. Au-delà de la conformité fiscale, le véritable enjeu pour une entreprise réside dans la maîtrise globale de ses déplacements, un domaine dans lequel une plateforme dédiée apporte bien plus qu’un simple barème.

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